Droit-fil, laize, sergé, cranter, thermocoller… ✂️
Le vocabulaire de la couture s'apprend en cousant, rarement avant.
Voici les mots qui reviennent dans les patrons et les tutos, expliqués simplement.

Ce lexique rassemble les termes que vous croiserez le plus souvent en lisant un patron, en choisissant un tissu ou en suivant un tutoriel. Chaque définition est autonome : vous pouvez consulter directement le terme qui vous intéresse, dans l'ordre qui vous convient.

Il est organisé en quatre familles : le tissu et la façon dont il est construit, les matières que vous trouverez au mètre, les gestes de couture et le matériel qui les rend possibles. Mercerine est une enseigne de tissus et de mercerie au mètre, présente dans douze magasins sur la façade ouest de la France et sur son site en ligne : ces définitions sont celles que nous employons chaque jour en boutique avec nos clientes.

Le tissu : comment il est construit

Avant de couper, il faut savoir lire son tissu : dans quel sens il a été tissé, où se trouve son endroit, quelle largeur il fait. Ces quelques repères évitent la plupart des mauvaises surprises au moment de l'assemblage.

Droit-fil

Le droit-fil est le sens des fils de chaîne du tissu, parallèle à la lisière. Placer les pièces du patron dans le droit-fil aide l'ouvrage à conserver sa forme et son tombé à l'usage. C'est le repère le plus important au moment de la coupe.

Lisière

La lisière est le bord fini et stable du tissu sur toute sa longueur. Elle sert de repère pour retrouver le droit-fil, et porte souvent des inscriptions ou de petits trous du côté de l'envers.

Chaîne et trame

La chaîne désigne les fils tendus dans le sens de la longueur du tissu, la trame ceux qui passent en travers. C'est leur croisement qui forme le tissu. On parle de tissu « chaîne et trame » par opposition aux tissus en maille, qui sont tricotés.

Armure

L'armure est la façon dont les fils de chaîne et de trame se croisent. L'armure toile alterne un fil dessus, un fil dessous ; le sergé décale le croisement et forme des diagonales ; le satin laisse flotter les fils en surface. C'est elle qui donne au tissu sa tenue, son brillant et son tombé.

Endroit et envers

L'endroit est la face du tissu destinée à être vue, l'envers celle qui reste à l'intérieur de l'ouvrage. Sur un imprimé, l'endroit est la face la plus contrastée. Sur un uni, la lisière donne l'indication : les inscriptions et les petits trous se lisent côté envers.

Laize

La laize est la largeur du tissu, d'une lisière à l'autre. Les laizes courantes vont de 110 à 150 cm, et jusqu'à 280 cm pour certains tissus d'ameublement. Le métrage dont vous avez besoin en dépend directement : un patron demandant 2 m en 110 cm peut demander environ 1,50 m en 150 cm.

Grammage

Le grammage est le poids du tissu, et il s'exprime de deux façons. En grammes par mètre carré (g/m²), la mesure la plus répandue, indépendante de la largeur du rouleau. En grammes par mètre linéaire ( traditionnellement utilisé par les lainiers par exemple) : c'est le poids d'un mètre de tissu dans sa laize réelle. Les deux ne se comparent donc pas directement - pour passer de l'une à l'autre, divisez le poids au mètre linéaire par la laize exprimée en mètres. Un lainage à 500 g le mètre linéaire en 150 cm de large pèse ainsi environ 333 g/m². En repère, une popeline de chemise reste légère, un tissu d'ameublement dépasse largement les 250 g/m².

Biais

Le biais est la direction à 45° du droit-fil. C'est le sens dans lequel un tissu chaîne et trame s'étire le plus. On l'exploite pour les bandes de biais, qui épousent naturellement les courbes, et pour les vêtements auxquels on souhaite donner de la fluidité.

Maille (jersey)

Un tissu en maille est tricoté et non tissé : ses boucles lui donnent son élasticité. Le jersey en est le représentant le plus courant. Il se coud avec une aiguille à pointe boule et un point extensible, sous peine de coutures qui cassent à l'enfilage.

Décatir (décatissage)

Décatir, c'est préparer le tissu avant la coupe pour qu'il conserve ses dimensions une fois l'ouvrage terminé. Le mot vient du « cati », l'apprêt donné au tissu en finition. Deux méthodes selon la matière : le lavage pour les cotons et les lins, qui peuvent perdre quelques centimètres au premier passage ; la vapeur du fer, sans appuyer, pour les lainages et tous les tissus qui ne se lavent pas - elle détend les fibres et remet le tissu bien à plat.

Marge de couture

La marge de couture est la bande de tissu comprise entre le bord de la pièce et la ligne de piqûre, le plus souvent de 1 cm. Vérifiez toujours si votre patron l'inclut déjà ou s'il faut l'ajouter au tracé : ce repère vous permet d'obtenir les bonnes dimensions dès la coupe.

Sens du poil

Sur les velours, les fourrures et les tissus grattés, les poils sont orientés dans une direction. Le tissu renvoie donc la lumière différemment selon le sens. Coupez toutes vos pièces dans le même sens de poil pour obtenir une couleur et un reflet homogènes une fois l'ouvrage assemblé.

Coupon

Un coupon est une longueur de tissu déjà découpée et vendue telle quelle, par opposition au tissu au mètre que l'on fait couper à la demande. Pratique pour les petits projets, à condition de vérifier que le métrage couvre bien les pièces de votre patron.

Vous savez lire votre tissu ? Découvrir les tissus au mètre

Les matières : reconnaître les tissus au mètre

Derrière chaque nom de tissu se cache une construction et un comportement précis. Savoir ce qui distingue un sergé d'une popeline, ou une bouclette d'un sherpa, permet de choisir la matière qui servira réellement votre projet.

Sergé

Le sergé est un tissu dont l'armure forme de fines côtes en diagonale, obtenues en décalant le point de croisement des fils à chaque rangée. Cette construction le rend plus souple et plus résistant qu'une armure toile de même poids : le denim en est le représentant le plus connu.

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Jacquard

Le jacquard est un tissu dont le motif est tissé dans la matière, et non imprimé en surface. On le reconnaît à son envers, où le dessin apparaît en négatif. Il donne du relief et une belle tenue, ce qui en fait un choix solide pour les sacs et l'ameublement.

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Velours côtelé

Le velours côtelé est un velours dont les poils sont organisés en côtes verticales régulières. La largeur des côtes change tout au rendu : fine pour un vêtement fluide, large pour un effet plus chaleureux. Coupez toutes vos pièces dans le même sens de poil.

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Toile canvas

La toile canvas est un coton tissé en armure toile, serré et épais, à la fois robuste et facile à coudre. Sa bonne tenue naturelle suffit souvent à structurer l'ouvrage, ce qui en fait une valeur sûre pour un premier sac.

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Bachette

La bachette est une toile de coton épaisse, plus lourde qu'une toile classique et légèrement rigide. Elle tient debout toute seule une fois assemblée, ce qui convient aux sacs structurés et aux accessoires de rangement.

Voir les toiles de coton

Panama

Le panama, ou natté, est une toile de coton tissée avec des fils doublés, ce qui lui donne un grain apparent en damier. Épais et stable, il offre une couture accessible et se prête particulièrement bien à la broderie.

Voir les toiles de coton

Popeline

La popeline est un coton fin en armure toile, parcouru de très fines côtes horizontales qui lui donnent son toucher lisse et son léger tombé. C'est le tissu des chemises et des blouses ; sa souplesse en fait aussi une excellente doublure de sac.

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Gabardine

La gabardine est un sergé très serré, fin mais dense, au tombé fluide et à la surface nette. Elle résiste bien à l'usage et se prête aux pantalons, aux vestes et aux trenchs.

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Bouclette

La bouclette est un tissu dont la surface est constituée de petites boucles de fil laissées apparentes. Elle apporte du volume et de la douceur, mais s'effiloche facilement : surfilez les bords dès la coupe.

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Sherpa

Le sherpa imite la toison de mouton : envers lisse, endroit frisé et volumineux. On l'emploie surtout en doublure d'hiver ou en extérieur pour les modèles très douillets. Allongez légèrement le point pour laisser passer l'épaisseur.

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Molleton

Le molleton est un tissu épais dont une face au moins est grattée pour la rendre douce et duveteuse. Chaud et confortable, il sert aux sweats et aux plaids, et son épaisseur demande une aiguille adaptée. 

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Suédine

La suédine est une microfibre à surface veloutée mate qui imite le daim. Ses bords restent nets à la coupe, ce qui simplifie les finitions. Pour préserver son aspect velouté, repassez-la à basse température, sur l'envers, avec une pattemouille.

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Simili cuir

Le simili cuir est un support textile enduit de polyuréthane ou de PVC qui reproduit l'aspect du cuir. Ses bords restent nets à la coupe. Pour préserver sa surface, travaillez aux pinces, utilisez un pied téflon et privilégiez le marquage à froid.

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Lin

Le lin est une fibre végétale tirée de la tige de la plante du même nom. Respirant et de plus en plus souple au fil des lavages, il présente un froissé naturel qui fait partie de son caractère. Prélavez-le avant de couper, il rétrécit au premier passage.

Voir les tissus en lin

Ramie

La ramie est une fibre végétale proche du lin, issue d'une ortie d'Asie. Plus brillante et plus résistante à l'humidité, elle se mélange souvent au lin ou au coton pour gagner en tenue.

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Denim

Le denim est un sergé de coton dont seuls les fils de chaîne sont teints, traditionnellement en indigo, ce qui lui donne son endroit coloré et son envers plus clair. Robuste et stable, il se coud avec une aiguille jean et convient particulièrement aux sacs et aux vêtements de tous les jours.

Voir les tissus denim

Crétonne

La crétonne est un coton en armure toile, de grammage moyen, souvent imprimé. Fine et légère tout en restant stable à la piqûre, c'est l'un des tissus de doublure les plus polyvalents.

Voir les toiles de coton

Coton enduit

Le coton enduit est un coton recouvert d'une fine couche de PVC ou de polyuréthane qui le rend déperlant et lavable d'un coup d'éponge. Ses bords restent nets à la coupe et sa surface conserve les marques de perforation : travaillez-le aux pinces et avec un pied téflon.

Voir les tissus enduits

Toile cirée

La toile cirée porte un enduit plus épais et plus brillant que le coton enduit, ce qui la rend totalement imperméable et nettement plus rigide. On la réserve aux fonds, aux intérieurs lavables et aux nappes d'extérieur.

Voir les tissus enduits

Tissu outdoor

Un tissu outdoor est une toile technique traitée contre les UV et l'humidité, conçue pour conserver durablement sa couleur et ses qualités en extérieur. Associez-lui un fil polyester ou nylon résistant, particulièrement adapté aux conditions extérieures.

Voir les tissus d'extérieur

Double gaze

La double gaze est composée de deux voiles de coton crêpé reliés entre eux par de minuscules points de liage. Elle est légère, gonflante et très respirante, ce qui en fait la référence du linge de bébé. Elle se froisse et rétrécit au lavage : prélavez-la systématiquement.

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Éponge

L'éponge est un tissu à boucles qui retiennent l'eau, d'où son pouvoir absorbant. L'éponge de bambou, plus douce et plus absorbante encore que celle de coton, est privilégiée pour les lingettes et le linge de bébé. Ses boucles s'accrochent facilement : coupez-la aux ciseaux et non au cutter rotatif.

Voir les tissus éponge

Nid d'abeille

Le nid d'abeille est un coton gaufré en alvéoles régulières, plus léger que l'éponge mais tout aussi absorbant. On l'emploie pour les serviettes, les essuie-tout lavables et les intérieurs de trousses de toilette.

Voir les tissus nid d'abeille

Fausse fourrure

La fausse fourrure est un tissu à longs poils synthétiques monté sur un support tricoté. Coupez-la côté envers en glissant la pointe des ciseaux au ras du support textile, puis dégagez les poils de la couture à l'aiguille une fois l'ouvrage assemblé.

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Minky

Le minky est une maille polyester à poil ras, extrêmement douce, souvent gaufrée en pois. Très glissant à la coupe comme à la couture, il se maintient aux pinces et se pique de préférence avec une aiguille pointe boule.

Voir les tissus minky

Feutrine

La feutrine est un non-tissé de laine ou de polyester obtenu par pressage des fibres. Sa structure compacte donne des bords nets dès la coupe et permet de placer les pièces librement dans le sens souhaité.

Voir les feutrines

Tissu matelassé

Le tissu matelassé est un ensemble déjà constitué de deux tissus piqués sur une nappe de ouate intercalaire. Prêt à coudre, il intègre directement le matelassage ; son épaisseur se travaille confortablement avec une aiguille adaptée et des marges de couture bien dégarnies.

Voir les tissus matelassés

Une matière vous tente ? Voir les tissus pour sac

Les gestes : le vocabulaire des tutos et des patrons

Ce sont les verbes que vous rencontrerez dans les instructions. La plupart désignent des gestes simples, dont seul le nom est intimidant.

Surpiquer

Surpiquer, c'est coudre une ligne visible sur l'endroit, à quelques millimètres d'une couture ou d'un bord. Elle maintient les épaisseurs à plat, renforce l'assemblage et donne une finition nette.

Couture nervure

La couture nervure est une surpiqûre très fine réalisée au ras du bord, à un ou deux millimètres. Elle sert notamment à refermer proprement une ouverture laissée pour retourner l'ouvrage, et souligne la ligne du montage.

Surfiler (surjeter)

Surfiler consiste à finir le bord d'un tissu pour le garder net et stable. On le fait à la surjeteuse, au point overlock de la machine, ou simplement au point zigzag. Cette finition convient particulièrement aux tissus qui s'effrangent ; le simili et la suédine conservent naturellement des bords nets.

Cranter

Cranter, c'est pratiquer de petites entailles dans la marge d'une couture courbe, en restant à distance de la piqûre. La marge peut alors se mettre à plat une fois l'ouvrage retourné et la courbe prend une forme ronde et régulière.

Dégarnir

Dégarnir consiste à réduire la marge de couture, souvent en coupant les angles en biais, pour supprimer les surépaisseurs. Un angle dégarni se retourne net et pointu ; un angle laissé plein reste arrondi et bombé.

Bâtir

Bâtir, c'est assembler provisoirement deux épaisseurs à grands points, à la main ou à la machine, avant la couture définitive. C'est du temps gagné sur les matières glissantes et sur les montages délicats, comme une fermeture éclair.

Thermocoller

Thermocoller, c'est fixer au fer un entoilage adhésif sur l'envers du tissu pour lui donner plus de tenue. Posez toujours la face encollée contre l'envers du tissu, puis appliquez le fer par pressions successives pour fixer l'entoilage uniformément.

Ouvrir les coutures au fer

Ouvrir une couture, c'est écarter les deux marges de part et d'autre de la piqûre et les aplatir au fer. L'épaisseur se répartit, la couture devient invisible en surface et les surpiqûres qui suivront tomberont droit.

Point d'arrêt

Le point d'arrêt consiste à coudre quelques points en marche arrière au début et à la fin d'une couture, pour l'empêcher de se défaire. C'est le réflexe qui distingue une couture qui tient d'une couture qui lâche au troisième lavage.

Pivoter

Pivoter, c'est changer de direction tout en gardant la continuité de la couture : on arrête la machine aiguille plantée dans le tissu, on relève le pied presseur, on tourne l'ouvrage, puis on rabaisse le pied. C'est ainsi que l'on coud un angle net.

Froncer

Froncer, c'est resserrer une longueur de tissu pour créer du volume. On coud deux lignes parallèles de grands points en laissant les extrémités de fil libres, puis on tire doucement sur les fils de canette pour répartir les fronces.

Pince

Une pince est une couture en fuseau, large à la base et effilée à la pointe, qui retire de l'ampleur à un endroit précis pour donner du galbe au vêtement. On la trouve principalement sur les poitrines, les tailles et les épaules.

Ourlet

L'ourlet est la finition d'un bord libre par un ou deux replis du tissu, cousus pour tenir. Le double repli enferme le bord brut et offre directement une finition propre.

Épingler ou pincer

Épingler et pincer désignent le même objectif : maintenir les épaisseurs ensemble avant de coudre. Les pinces sont particulièrement adaptées au simili cuir et aux tissus enduits, dont elles préservent la surface.

Point droit

Le point droit est le point de base de la machine : une ligne continue de points réguliers, utilisée pour tous les assemblages de tissus chaîne et trame. Sa longueur se règle autour de 2,5 mm en couture courante, et jusqu'à 4 mm pour une surpiqûre décorative.

Point zigzag

Le point zigzag alterne de gauche à droite en dents de scie. Il sert à propreter un bord avec une machine à coudre classique et permet aussi d'assembler les tissus extensibles, puisqu'il accompagne leur élasticité.

Point stretch

Le point stretch, ou point extensible, est un point droit que la machine coud en revenant sur ses pas. La couture s'allonge avec le tissu, ce qui en fait un point particulièrement adapté au jersey et à toutes les mailles.

Point invisible

Le point invisible, aussi appelé point d'échelle, se coud à la main en piquant alternativement dans le pli de chaque côté de l'ouverture. En tirant doucement, les deux bords se rapprochent et le fil disparaît. C'est la finition des ouvertures de retournement.

Point de feston

Le point de feston borde un bord vif par une suite de boucles régulières cousues à la main. Décoratif autant que protecteur, il est traditionnellement employé sur la feutrine et les appliqués.

Retourner sur l'endroit

Retourner sur l'endroit consiste à faire passer l'ouvrage, cousu à l'envers, sur sa face visible en le faisant sortir par une ouverture ménagée. Les coutures se retrouvent alors à l'intérieur. Poussez les angles à l'aide d'un outil mousse pour former une pointe nette tout en préservant le tissu.

Ouverture de retournement

L'ouverture de retournement est la portion de couture laissée volontairement non piquée pour permettre de retourner l'ouvrage. On la prévoit de 5 à 15 cm selon la taille du projet, sur une partie droite plutôt que dans une courbe, et on la referme au point invisible ou par une surpiqûre.

Rempli

Le rempli est un bord replié sur l'envers puis piqué. Replié une fois, il forme une finition simple ; replié deux fois, il enferme le bord brut. Selon sa largeur, il devient un ourlet ou une coulisse.

Ourlet double rentré

L'ourlet double rentré replie le bord deux fois sur lui-même avant de le piquer, ce qui enferme complètement le bord vif. Il enferme complètement le bord brut et donne un ourlet net et durable, y compris après des lavages répétés.

Coin d'onglet

Le coin d'onglet assemble deux ourlets à l'angle par une couture en diagonale à 45°. L'épaisseur y est répartie au lieu de s'accumuler, et l'angle reste plat et net. C'est la finition des nappes et des serviettes.

Coins boxés (coin pincé)

Les coins boxés donnent du volume à un ouvrage plat. On aplatit l'angle du bas de façon à faire coïncider la couture du côté et celle du fond, puis on pique en travers. Plus la ligne de piqûre est longue, plus le fond est large.

Couper au pli

Couper au pli consiste à poser le bord indiqué du patron exactement sur la pliure du tissu, de façon à obtenir une pièce symétrique d'un seul tenant. Sur ce bord, le tracé du patron se place directement contre la pliure.

Matelassage

Le matelassage consiste à piquer ensemble les trois couches d'un ouvrage - dessus, ouate, dessous - par des lignes régulières. Les piqûres solidarisent l'ensemble, empêchent la ouate de se déplacer au lavage et créent le relief caractéristique.

Broder

Broder, c'est décorer un tissu au fil, à la main ou à la machine. En couture d'accessoires, on brode surtout au fil mouliné, dont on sépare les brins selon l'épaisseur du trait souhaité : deux brins pour un visage de doudou, six pour une initiale.

Les éléments de construction : les pièces d'un ouvrage

Le nom des différentes parties d'un sac ou d'un vêtement, tel qu'il apparaît dans les patrons et les instructions de montage.

Doublure

La doublure est un second ouvrage, monté à l'identique dans un tissu plus fin, que l'on insère à l'intérieur du premier. Elle cache toutes les coutures, renforce la tenue et permet de jouer un imprimé à l'intérieur.

Coulisse

La coulisse est un tunnel de tissu, formé par un rempli piqué ou par une bande rapportée, dans lequel glisse un cordon ou un élastique. On y fait passer le lien à l'aide d'une épingle à nourrice.

Anse

L'anse est la poignée courte d'un sac, que l'on porte à la main ou à l'épaule. Elle peut être rapportée en sangle ou formée par le prolongement du corps du sac, comme sur un hobo.

Bandoulière

La bandoulière est une sangle longue, généralement réglable et amovible, qui permet de porter le sac en travers du corps. Elle se fixe le plus souvent par des mousquetons sur des passants cousus dans les coutures de côté.

Parementure

La parementure est une pièce de tissu rapportée sur l'envers d'un bord - encolure, ouverture de sac, emmanchure - puis retournée à l'intérieur. Elle finit le bord proprement, lui donne de la tenue et reste discrètement placée à l'intérieur de l'ouvrage.

Encolure

L'encolure est l'ouverture du vêtement au niveau du cou. Sa courbe étant serrée, elle se crante avant retournement et se finit par une parementure, un biais ou un bord-côte.

Emmanchure

L'emmanchure est l'ouverture dans laquelle s'emboîte la manche. Sur un vêtement sans manches, elle reste ouverte et se finit comme l'encolure. C'est une courbe que l'on crante pour obtenir un tombé souple et régulier.

Bord-côte

Le bord-côte est une maille tricotée en côtes, très élastique et à forte mémoire de forme. On l'emploie pour finir les poignets, les encolures et les bas de vêtement, où il resserre tout en laissant passer la main ou la tête.

Taille élastiquée

Une taille élastiquée est une ceinture dont le maintien vient d'un élastique enfermé dans une coulisse, pour un enfilage simple et confortable. C'est le montage le plus accessible pour un premier pantalon, une jupe ou un short.

Rabat

Le rabat est un pan de tissu qui se replie sur une ouverture pour la couvrir. Sur un sac, il porte souvent la fermeture ; sur une housse de coussin, deux rabats se chevauchent pour former l'ouverture portefeuille.

Housse

La housse est l'enveloppe textile amovible qui recouvre un coussin, une galette ou un pouf. Comptez ses dimensions légèrement inférieures au garnissage, de 1 à 2 cm, pour obtenir un coussin bien rempli et une surface régulière.

Ouverture portefeuille

L'ouverture portefeuille ferme une housse par le simple recouvrement de deux pans de dos : ce chevauchement suffit à maintenir le coussin en place. C'est le montage le plus rapide et le plus économique pour un coussin.

Le matériel : les outils et leurs noms

Quelques accessoires reviennent dans presque tous les patrons. Voici à quoi ils servent et comment les choisir.

Entoilage thermocollant

L'entoilage thermocollant est un voile ou un tissu léger enduit de colle sur une face, que l'on applique au fer pour rigidifier une pièce. Il existe en non-tissé, en tissé et en maille : le non-tissé pour la tenue, la maille pour conserver la souplesse.

Aiguille universelle

L'aiguille universelle a une pointe légèrement arrondie qui convient à la majorité des tissus chaîne et trame courants. C'est l'aiguille polyvalente que l'on garde volontiers montée pour les tissus courants, puis que l'on adapte à la matière pour les projets plus spécifiques.

Voir les aiguilles

Aiguille pointe boule (jersey)

L'aiguille à pointe boule écarte délicatement les mailles au passage. Elle favorise des points réguliers sur le jersey et les tissus extensibles tout en préservant leur structure.

Voir les aiguilles

Aiguille jean

L'aiguille jean associe une tige renforcée et une pointe très effilée pour traverser efficacement les tissus denses et les superpositions d'épaisseurs. Elle est faite pour le denim, la toile épaisse et les superpositions d'épaisseurs.

Voir les aiguilles

Numéro d'aiguille

Le numéro d'aiguille indique son diamètre, dans une double notation du type 80/12. Plus le chiffre est élevé, plus l'aiguille est grosse : 70/10 pour les tissus fins, 80/12 en polyvalent, 90/14 et au-delà pour les matières épaisses.

Pied presseur

Le pied presseur est la pièce qui maintient le tissu contre les griffes d'entraînement pendant la couture. Il est interchangeable : à chaque tâche son pied, de la fermeture éclair à la boutonnière.

Pied téflon

Le pied téflon a une semelle antiadhésive qui glisse sur les matières collantes. C'est lui qui permet de coudre le simili cuir, les tissus enduits et le vinyle, là où un pied classique accroche et fait sauter des points.

Découseur

Le découseur est un petit outil à lame courbe qui permet de retirer précisément les points d'une couture tout en préservant le tissu. C'est l'accessoire que l'on utilise le plus souvent quand on apprend, et l'un des moins chers.

Voir les découseurs

Pattemouille

La pattemouille est un linge fin, souvent légèrement humidifié, que l'on interpose entre le fer et le tissu. Elle protège les matières délicates du contact direct et aide les surfaces sombres à conserver leur aspect mat.

Pied fermeture éclair

Le pied fermeture éclair est étroit et décalé sur le côté, ce qui permet de piquer au ras des mailles du zip avec un passage fluide du pied. Il se décale à droite ou à gauche selon le côté que l'on coud.

Pinces de couture

Les pinces de couture sont de petits clips qui maintiennent les épaisseurs en préservant leur surface. Elles sont particulièrement adaptées au simili cuir, aux tissus enduits et à la toile cirée, et très pratiques sur les tissus épais.

Pince à pressions

La pince à pressions sertit les deux parties d'un bouton pression dans le tissu, grâce à des matrices interchangeables adaptées à chaque diamètre. Elle remplace le marteau et donne une pose bien plus régulière.

Épingle à nourrice

L'épingle à nourrice, ou épingle de sûreté, se fixe à l'extrémité d'un cordon ou d'un élastique pour le guider à l'intérieur d'une coulisse. C'est aussi elle qui permet de retourner un tube de tissu étroit.

Surjeteuse

La surjeteuse coupe le bord du tissu et le surfile en un seul passage, avec trois à cinq fils. Elle fait gagner beaucoup de temps et donne une finition d'atelier ; le point zigzag d'une machine à coudre classique offre aussi une finition efficace.

La mercerie et la quincaillerie : les fournitures à prévoir

Les fournitures qui complètent le tissu et permettent à l'ouvrage de se fermer, de se porter et de conserver toute sa solidité. 

Fermeture éclair

La fermeture éclair, ou fermeture à glissière, est composée de deux rubans garnis de mailles que réunit un curseur. On la choisit selon sa longueur, la matière de ses mailles - métal, plastique moulé, spirale nylon - et son type : non séparable pour une trousse, séparable pour une veste.

Voir les fermetures éclair

Curseur

Le curseur est la pièce coulissante qui referme les mailles d'une fermeture éclair. Une fermeture double curseur en porte deux, tête-bêche, ce qui permet d'ouvrir une trousse par les deux extrémités ou de dégager le bas d'une veste.

Sangle

La sangle est un ruban tissé épais et non extensible, en coton ou en polypropylène, qui sert d'anse ou de bandoulière. Sa largeur - 25, 30 ou 40 mm - doit correspondre à celle des boucles et des passants du projet.

Voir les sangles pour sac

Mousqueton

Le mousqueton est un crochet métallique à ressort qui permet de clipser et de détacher une bandoulière. Le modèle pivotant accompagne les mouvements de la sangle et la garde bien orientée à l'usage.

Voir les mousquetons pour sac

Boucle de réglage

La boucle de réglage est une boucle métallique à barrette centrale dans laquelle la sangle vient et revient, ce qui permet d'ajuster la longueur d'une bandoulière. Choisissez-la exactement à la largeur de la sangle pour obtenir un réglage précis et stable.

Voir les boucles et passants pour sac

Passant

Le passant est une petite pièce métallique - demi-ronde (demi-lune), rectangulaire ou en D - cousue dans une couture du sac pour y accrocher une sangle ou un mousqueton. Il répartit la traction sur toute la couture au lieu d'un seul point.

Voir les boucles et passants pour sac

Bouton pression

Le bouton pression est une fermeture en deux parties, mâle et femelle, qui s'emboîtent par simple pression. Les pressions en résine se posent à la pince, celles en métal au marteau ou à la pince à matrices, toujours après avoir percé le tissu au poinçon.

Voir les boutons pression

Œillet

L'œillet est un anneau métallique serti dans un trou du tissu. Il renforce le passage d'un cordon ou d'un lacet et protège durablement le tissu des frottements. Doublez toujours la zone d'un entoilage avant de le poser.

Voir les œillets

Élastique

L'élastique est un ruban extensible que l'on enferme dans une coulisse ou que l'on coud directement sur le tissu. Sa largeur détermine celle de la coulisse, et il faut le couper plus court que la mesure du corps pour qu'il maintienne réellement.

Voir les élastiques

Cordon

Le cordon est un lien souple - coton tressé, ruban satiné, lanière de simili - que l'on passe dans une coulisse pour resserrer un pochon ou un sac. Prévoyez-le nettement plus long que le tour de l'ouverture pour pouvoir le nouer.

Voir les cordons et lacets

Passepoil

Le passepoil est un cordonnet gainé d'une bande de tissu coupée en biais, que l'on insère entre deux épaisseurs au moment de l'assemblage. Il souligne le contour d'un coussin ou d'une poche d'un fin liseré en relief.

Voir les passepoils

Ganse

La ganse est le cordon souple qui se trouve à l'intérieur du passepoil. On la dégage de sa gaine aux extrémités pour raccorder les deux bouts avec une jonction fine et régulière.

Ouate

La ouate, ou ouatine, est une nappe de fibres non tissée que l'on intercale entre deux tissus pour matelasser, ou que l'on emploie comme garnissage plat. Sa version thermocollante se repasse directement sur l'envers du tissu.

Voir les ouates et molletons

Rembourrage

Le rembourrage est la fibre en vrac que l'on introduit dans un volume cousu pour lui donner du gonflant. Bourrez par petites quantités, en commençant par les extrémités et les angles, sous peine d'obtenir des bosses irrégulières.

Voir les garnissages

Étiquette à coudre

L'étiquette à coudre est un petit ruban tissé que l'on insère dans une couture au moment de l'assemblage. Elle signe l'ouvrage et sert aussi de repère pour distinguer l'endroit de l'envers d'un vêtement.

Voir les étiquettes à coudre

Fil polyester

Le fil polyester est solide et légèrement élastique, ce qui lui permet d'accompagner le mouvement du tissu. C'est le fil polyvalent par excellence, particulièrement recommandé pour les ouvrages sollicités comme les sacs et pour les tissus extensibles.

Voir les fils à coudre

Fil à broder

Le fil à broder, ou fil mouliné, est composé de six brins que l'on sépare selon l'épaisseur de trait recherchée. On l'emploie à la main pour les détails brodés et pour les piqûres de matelassage décoratives.

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Questions fréquentes sur le vocabulaire de la couture

Qu'est-ce que le droit-fil en couture ?

Le droit-fil est le sens des fils de chaîne du tissu, parallèle à la lisière. Les pièces d'un patron se placent dans le droit-fil pour aider l'ouvrage à conserver sa forme et son tombé à l'usage. La flèche imprimée sur chaque pièce du patron indique ce sens.

Comment reconnaître l'endroit et l'envers d'un tissu ?

Sur un imprimé, l'endroit est la face la plus contrastée et la plus nette. Sur un uni, observez la lisière : les inscriptions et les petits trous d'accrochage se lisent du côté de l'envers. En cas de doute réel, choisissez une face et gardez-la sur toutes les pièces.

Qu'est-ce que la laize d'un tissu ?

La laize est la largeur du tissu, mesurée d'une lisière à l'autre. Les laizes courantes vont de 110 à 150 cm, et jusqu'à 280 cm en ameublement. Le métrage nécessaire à un projet dépend directement de la laize : plus le tissu est large, moins il en faut en longueur.

Faut-il laver son tissu avant de le couper ?

Le coton et le lin gagnent à être lavés avant la coupe, car ils peuvent rétrécir au premier lavage. Cette étape s'appelle décatir ou prélaver. Le simili cuir, la suédine et les tissus d'ameublement enduits se préparent selon leurs consignes d'entretien spécifiques.

Quelle est la différence entre surpiquer et surfiler ?

Surpiquer, c'est coudre une ligne visible sur l'endroit, à quelques millimètres d'une couture ou d'un bord, pour maintenir les épaisseurs à plat et soigner la finition. Surfiler, c'est finir le bord brut du tissu pour le garder net et stable. Chaque geste répond donc à un objectif et à un emplacement différents.

Un patron inclut-il les marges de couture ?

Cela dépend du patron, et c'est la première chose à vérifier avant de couper. Certains patrons intègrent déjà la marge dans le tracé, d'autres demandent de l'ajouter au moment de la coupe. L'information figure toujours dans les indications du patron, généralement en première page.

Quelle aiguille utiliser selon le tissu ?

Une aiguille universelle convient aux tissus chaîne et trame courants. Le jersey et les tissus extensibles demandent une pointe boule, le denim et les toiles épaisses une aiguille jean. Le numéro indique le diamètre : 70/10 pour les tissus fins, 80/12 en polyvalent, 90/14 et au-delà pour les matières épaisses.

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